Ce sera ton tour plus tard…, par Andre Mamou

« On fera une fournée, la prochaine fois » et l’œil unique se plisse, les lèvres s’ouvrent sur un sourire de satisfaction, le vieux leader de l’extrême droite est très content de lui.

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Il voulait dire :  » Ce sera son tour, plus tard » mais il n’a pas pu résister, il lui fallait, pour évoquer le juif Patrick Bruel, parler de four (crématoire bien entendu) .C’est un réflexe conditionné chez lui : les juifs, d’abord on les gaze, ensuite on les brûle ! Il a la haine anti juive chevillée au corps.

Et il trouve ça normal, amusant et il est certain de rajouter ainsi les condiments pour relever la soupe servie par le rassemblement Bleu Marine de son héritière. Et la fille a essayé de défendre son père en ne lui reprochant qu’une faute politique, une simple gaffe exploitée par des adversaires malveillants.

» Qu’il prenne sa retraite » a conseillé Gilbert Collard mais Le Pen lui a suggéré de changer les 2 L de son nom en 2 N .

« C’est fin non ? Bien envoyé » disent ses admirateurs.

Il s’est défendu lui même : d’abord, il ne savait pas que Bruel était juif . Mensonge : il le sait parfaitement depuis toujours et il parlait de Bruel en lui donnant son ancien nom: Benguigui . Ensuite, il a fait donner la Garde : Bruno Gollnisch s’est dévoué pour dire que le mot fournée était pris dans le sens quantitatif et qu’il aurait pu être remplacé par brochette et alors, l’aurait-on accusé de vouloir embrocher le chanteur ?

RICANANT ET TRANSGRESSIF

Lui qui a inventé le Front National à partir d’un greffon d’extrême droite sur un rameau poujadiste, il semble bien que les succès de sa fille ne lui fassent pas autant plaisir qu’on pourrait imaginer : la rivalité père-fille peut exister comme existe souvent la rivalité père-fils.

Sans doute, au départ , la plaisanterie sinistre lui a-t-elle échappé? Dans l’intimité , avec ses vieux compagnons des éditions de chants nazis, ses amis de toujours, collabos, nostalgiques du 3 eme Reich et anciens de l’OAS rivalisant de racisme ordinaire, son choix du mot fournée aurait-il été applaudi comme une saillie digne d’être rapportée, la preuve que Jean-Marie n’a pas perdu la main. Mais se faire tancer par sa fille, le compagnon de sa fille, se faire renvoyer au piquet par des jeunes gens à qui il a donné un paquebot et qui voudraient le voir astiquer le pont, c’est au dessus de ses forces et il remet tout en question : le vrai FN, c’est lui  » ricanant et transgressif  » comme l’écrit Le Monde

Il a tant labouré le terrain électoral, tonitrué sur les estrades, postillonné dans les micros, placé quelques imparfaits du subjonctif et une poignée de locutions latines, il a affronté sur les plateaux ceux qui étaient venus pour le pourfendre, pas pour lui servir la soupe, le vieux leader persuadé que son parti ne peut survivre que dans la démesure et l’invective raciste, n’a pas accepté que l’on puisse se rapprocher de l’objectif en contredisant ses analyses et ses convictions.

Marine a-t-elle tué le père comme a titré un magazine? Ce n’est pas une analyse exacte . C’est même tout le contraire : c’est le père qui a essayé de tuer la fille .

UN GOÛT AMER

Patrick Bruel a déclaré qu’il était triste pour la mémoire de six millions de gens, victimes de la Shoah. C’est dit de la bonne manière juive: calme et résignée. Vous voyez bien :  » Ça continue comme avant, comme toujours ».

Mais ce n’est pas suffisant. Ça laisse un goût amer de s’en contenter ! Non, il faut se révolter : il faut laisser s’exprimer sa rage .

Ça suffit de ces vieux salauds racistes qui reprochent quoi au juste à la communauté juive : trop d’argent, trop de pouvoir, trop d’intelligence ?

L’argent, ils l’ont créé par leur travail et leur goût du risque, le pouvoir, ils préfèrent qu’il ne leur soit pas confié, l’intelligence ils l’ont acquise au cours des siècles d’étude et d’oppression . Et ceci est valable pour les juifs riches, ou ceux de grande culture ou près du pouvoir.

On pourrait parler des petits boutiquiers, de ceux qui tournent dans les marchés, des petits employés , des fonctionnaires en bas de l’échelle, des professions libérales combinant le maximum d’heures de travail et de taux d’imposition? Des petits juifs désorientés par la montée du racisme islamiste et la résurgence de l’antisémitisme traditionnel .

Pourquoi cette insulte ? Pourquoi le mot fournée ? Pour dire que ça pourrait bien recommencer ? Pour faire rire de vieux salauds ?

Que veulent-ils ces pantins sinistres, marchands de haine, racistes compulsifs ?

Nous dans un four ? Non, eux en enfer !

André MAMOU source tribunejuive.info

Et si…

Et si…..
Et s’il était temps de partir ?
De faire nos valises, de quitter la France
La France qu’on a aimée, la France dans laquelle on a grandi avec nos voisins juifs, musulmans, chrétiens, athées
La France ou aller à l’école juive était un acte religieux et non pas une nécessité absolue
La France ou après la profanation du cimetière de Carpentras nous étions 1.000,000 dans la rue quand pour Ilan nous étions péniblement 50.000.
La France ou marcher avec une kippa ne représentait pas un acte héroïque voire suicidaire
Alors oui c’est sûrement très dur de tous laisser, oui c’est se reconstruire ailleurs sans ses repères, ses amis, sa famille parfois.
Oui il faut souvent renoncer à une situation financière stable et confortable
D’autres l’ont fait avant nous !!!!
Nos parents ou grands-parents n’ont-ils pas tout abandonné en Afrique du Nord ou en Europe de l’Est ?
Ils sont partis ou plutôt ont été chassés, ils ont laissé les maisons, magasins et autres
Ils se sont reconstruit pour nous offrir ce que nous sommes
Alors à notre génération de protéger nos enfants, à notre génération de leur offrir un monde meilleur, à notre génération de passer outre les questions et les angoisses !
Il existe UNE différence de taille avec les générations qui nous ont précédées : NOUS AVONS NOTRE PAYS, celui d’où personne ne nous chassera : ISRAEL !!
Alors oui en ISRAËL tout n’est pas rose, oui il y a les attentats, oui il y a l’armée, oui l’israélien ne sait pas faire la queue chez le boucher…!!!!
Mais avant tout, on est chez nous !
Ce n’est pas abandonner le combat que d’envisager l’Alyah, c’est anticiper une chose qui semble inéluctable à très court terme…

Voilà ce qu’ont inspiré les tristes et inquiétants derniers évènements en France et en Europe à un de nos amis, fidèle de notre Centre Beth-Hillel de Sucy.

 

Un grand Mazel Tov à notre Maire Marie-Carole Ciuntu…

Nous avons la joie de vous annoncer que notre Maire Marie-Carole Ciuntu est devenue Maman vendredi dernier en donnant naissance à deux beaux petits garçons.

De la part de toute la communauté Beth-Hillel de Sucy, un grand Mazel Tov et tous nos vœux de bonheur à la Maman et aux petits.

Voici le mot de notre Président envoyé à notre Maire de Sucy :

Très chère Marie-Carole,

Je viens d’apprendre la lumineuse nouvelle, quel bonheur aussi pour toute ta famille, tes proches et tes amis à l’annonce de la naissance des jumeaux. Nous partageons pour notre part ton bonheur et ta joie. Nous formulons dans nos prières les vœux de santé, de joie et de réussite pour tes enfants et nous nous réjouissons à l’avance de te rencontrer avec… le double landau !!!

Affectueusement,

Raphy Marciano

 

 

Bruxelles, Créteil : «Restez vigilant dans la défense de nos valeurs»…

Ainsi la haine n’a plus de limite et n’a peur de rien, ce qui est par excellence la méthode et le but recherché par les auteurs de ces actes de terrorisme : faire peur, répandre le trouble et le sentiment d’insécurité, particulièrement au sein de la communauté juive d’Europe.

Le message est double : aux Juifs il dit « partez d’Europe, votre seule présence est une forme de résistance insupportable à nos objectifs politiques et religieux ; aux Européens, il dit « attention, rien ne saurait nous intimider, ni vos lois, ni votre police, ni vos droits d’égalité et de respect de la personne. Nous créons la peur car seule celle-ci est le terreau de notre pouvoir ».

Le terrorisme antijuif et antisioniste est en train de gagner.

Si on se reporte au récent sondage organisé par Siona et JForum sur l’antisémitisme en France en 2014, effectué à partir d’un échantillonnage de 3833 personnes sur la base de 16 questions posées par internet du 17 avril au 16 mai 2014 :

  • 74,2% des personnes interrogées envisagent de quitter la France, dont 29,9% pour cause d’antisémitisme et presque autant (24,4%) pour préserver leur identité juive, reconnaissant implicitement que celle-ci est menacée.
  • 92,2% de ces personnes considèrent que l’antisémitisme est très inquiétant dans notre pays ; 76,3% sont inquiets quant aux attaques des fondements mêmes du judaïsme et 93% considèrent que les moyens mis en œuvre pour lutter contre ces actes de haine contre notre communauté sont inefficaces ou peu efficaces, en grande partie à cause de la désinformation des médias concernant le conflit israélo-palestinien (93,4%) et de la propagande islamo-intégriste et pro-palestinienne (93%).

Siona recevait le 18 mars dernier dans ses locaux parisiens, Ariel Kandel, directeur général de l’agence juive. Roger Pinto, président de Siona, faisait état à cette occasion, d’un afflux des demandes de départ des Juifs de France pour Israël et regrettait les délais trop longs et les procédures fastidieuses pour s’y installer. Ce qui constitue, a rappelé monsieur Pinto, « un défi commun à relever ».

A cette question de Roger Pinto, monsieur Kandel a répondu longuement, dans un exposé clair et précis.

En France, a précisé d’emblée monsieur Kandel, il existe de nombreuses raisons de s’installer en Israël : l’antisémitisme grandissant bien sûr, mais aussi la crise économique et l’attrait pour un pays en pleine croissance. En 2012, 1907 juifs français ont fait leur Alyah. Ils étaient 3300 en 2013. Ils devraient être entre 5 et 6 000 en 2014. « Cet afflux numérique n’était pas prévisible (…) ce qui explique que l’Agence est submergée depuis septembre-octobre derniers, et répond dans la mesure de son possible ». Le temps d’attente pour obtenir un rendez-vous est de trois semaines en moyenne, délai somme toute raisonnable.

Monsieur Kandel a ajouté que L’Alyah ne s’improvise pas. C’est une procédure qui peut prendre, en effet, plusieurs mois selon les cas de chacun. C’est aussi un projet personnel et familial qui se prépare. L’Agence juive insiste sur la nécessité de s’interroger sur sa relation à Israël et aux moyens que chacun se donne pour s’intégrer au pays, comme trouver rapidement un travail, parler l’hébreu, y résider plusieurs mois par an. Les jeunes sont privilégiés car leurs capacités d’adaptation sont porteuses de succès et d’avenir.

L’avenir des Juifs de France est … en France.

Synagogue de Créteil

Synagogue de Créteil

Faut-il céder au sauve-qui-peut général et à la peur habilement organisée par ces actes de terrorisme en France et en Europe ? Les Juifs doivent manifester leur colère mais garder à l’esprit que c’est notre présence qui dérange et que c’est précisément notre détermination à défendre ici même les valeurs de la communauté comme celles de la République qui permettront de faire reculer les dangers et les menaces insupportables qui pèsent sur l’avenir de tous les Européens.

Une manifestation s’est tenue devant l’Ambassade de Bruxelles, au 9 rue de Tilsit, 75017 Paris Dimanche 25 mai à 18h00 en hommage aux victimes et en soutien aux familles.

Une belle façon de dire non. Non à la peur, non à la défaite de nos valeurs et de nos libertés.

Jean-Paul Fhima Source tribunejuive.info

Monter sa boîte en Israël : les erreurs à éviter…

Qui dit nouveau départ, dit aussi nouveau moyen de gagner sa vie. Nous vous proposons de lire, le papier pratique de Nathalie Garson (rédactrice pour actuj.com), une étude de cas, qui met en lumière les erreurs à éviter et les bonnes idées pour entreprendre en Israël.

Nathalie et Laurent Ben Haim sont des commerçants. Depuis Paris, où ils faisaient les marchés pour vendre des foulards, en passant par leur magasin de chapeaux à Nice, pour arriver enfin en Israël où ils se lancent dans la pâtisserie. Quand les Ben Haïm font leur alyah, il y a 6 ans, ils ne savent pas de quoi ils vont vivre. Ils comptent sur leur sens des affaires et leur flair pour trouver une idée de business, mais « le problème est », comme dit Laurent, « que tous les Français ont les mêmes idées quand ils arrivent en Israël : faire de l’import-export avec la France ou ouvrir un restaurant ».
Alors, en attendant d’avoir l’éclair de génie, Laurent continue de faire la navette avec la France. Mais très vite, ils décident de vendre le magasin et de s’investir entièrement en Israël. Nathalie qui a toujours aimé cuisiner prend des cours de pâtisserie, et c’est là que les Ben Haïm décident d’ouvrir une école de pâtisserie. Ils investissent dans du matériel, font de la publicité, inscrivent les premiers élèves et lancent NESS Pâtisserie – la première école de pâtisserie Française à Jérusalem.
Ne compter que sur sa bonne étoile?
Cependant, Laurent se rend vite compte que la profitabilité de l’activité n’est pas optimale et que le temps investi à enseigner pourrait être rentabilisé par la production et la vente de gâteaux en magasin. Ils ouvrent donc une pâtisserie à la Moshava Germanit et lancent l’activité de NESS Pâtissier.
« Nous sommes content de là où nous sommes aujourd’hui », explique Laurent, « mais notre objectif est de stabiliser notre business et de trouver les fonds pour ouvrir d’autres magasins. » « Cela n’a pas été facile de monter un business en Israël, » précise Nathalie. « En France on a nos repères et l’on sait à qui demander, alors qu’ici on ne connait pas le marché, le système, les lois et l’on ne parle pas la langue. »
Comme beaucoup de Français qui pensent monter un business en Israël, Nathalie et Laurent Ben Haim ont compté sur leur bonne étoile pour trouver ce qui pourrait marcher. Dans leur cas, il aura fallu six ans pour monter et stabiliser leur affaire. Mais peut-on encore n’envisager Israël que comme « le pays des miracles »?
Alors, on fait quoi ?
Lorsque, comme Nathalie et Laurent, on connait sa valeur de commerçant et sa capacité de travail, Israël représente une vraie terre d’opportunités. Cependant, l’entrepreneur qui saura observer les potentiels du marché Israélien, les domaines en pointe comme les lacunes de l’économie ou de la culture Israélienne, auront une longueur d’avance qui leur permettra de gagner du temps et donc, de l’argent.
Mais concrètement, comment procéder?
Concrètement, il ne faut pas se fier qu’à ses intuitions d’homme d’affaire, à des aprioris ou encore à des bruits qui courent, mais à des faits et des chiffres. Tout comme la France, Israël bénéficie d’informations sur son économie qui sont accessibles par le Bureau Central des Statistiques, et il existe des sociétés de conseil qui proposent des études de marchés plus précises à différents niveaux.
Il reste ensuite à l’entrepreneur à être conscient de ses propres compétences et de ce qu’il – ou elle – pourrait apporter à une société dynamique, jeune et exigeante telle qu’Israël. Et d’avoir l’intelligence de les utiliser dans les domaines identifiés comme représentant des opportunités potentielles sur le marché israélien. La vraie opportunité de business se trouve à la croisée des chemins entre une compétence ou un produit que vous possédez, et un besoin identifié sur le marché israélien et exprimé par un public cible potentiel.
En guise de conclusion Dans le cas décrit, Nathalie et Laurent ont réussi à trouver ce point de rencontre : ils ont essayé plusieurs directions avant de tomber sur la bonne, et c’est peut-être en tombant qu’on apprend à marcher. On leur souhaite toutefois, à eux et a tous les futurs entrepreneurs en Israël, d’utiliser des outils qui existent qui peur permettront d’assurer une croissance exponentielle.
Souce : actuj.com, Rédacteur Nathalie Garson

NOS ENFANTS NE SERONT PAS LES OTAGES DE L’ANTISEMITISME EN FRANCE…

Suite à l’agression antisémite de deux jeunes hommes juifs, samedi 24 mai, la Communauté Israélite de Créteil et le Consistoire de Paris a organisé un grand rassemblement dans l’enceinte de la Grande Synagogue de  Créteil, rue du 8 Mai 1945, Lundi 26 mai 2014 à 20 h 30,en soutien à la famille et pour faire front au regain d’antisémitisme en France et en Europe.

Le 26 mai, c’est en présence de plus de 800 personnes, attentives et recueillies que s’est déroulé le grand rassemblement de la communauté juive de Créteil en solidarité avec les deux jeunes hommes victimes d’une agression, le samedi 24 mai. Etaient présent notamment : le Préfet du Val-de-Marne, Thierry Leleu, le Député-Maire de Créteil, Laurent Cathala, la Vice-présidente du Conseil Régional d’Ile-de-France, Michèle Sabban, le Député-Maire de Maisons-Alfort, Michel Herbillon, Député-Maire de Saint-Maur, le Président du Consistoire, Joël Mergui, M. Breton, représentant Sylvain Berrios, le Président de la Communauté, Albert Elharrar, le Rabbin de Créteil, Alain Senior et Gil Taieb, Vice-Président du CRIF.

Diverses prises de paroles ont eu lieu, au cours desquelles tous ont exprimé leur indignation et leur inquiétude quant au climat d’insécurité ressenti par la Communauté Juive de France.

Les représentants des pouvoirs publics et les élus ont très fermement condamné cet acte odieux et assuré la Communauté Juive de leur soutien et de la volonté sans faille de retrouver et de condamner les coupables.

La cérémonie s’est achevée par une minute de silence à la mémoire des victimes de Bruxelles ainsi que par la bénédiction pour la République Française récitée par le Rabbin Senior.

M. Elharrar tient à exprimer toute sa reconnaissance au Préfet du Val-de-Marne, à titre personnel, qui a été, sans relâche, aux côtés de la Communauté dès la nouvelle de l’agression.

MERCI à ceux qui ont pu venir nombreux à ce rassemblement pour témoigner de leur indignation face à cet acte ignoble et lâche !
NON, NOS ENFANTS NE SERONT PAS LES OTAGES DE L’ANTISEMITISME EN FRANCE.

Programme 2014-2015 Amitiés Judéo-chrétiennes Groupe Val-de-Marne

Programme 2014-2015 Amitiés Judéo-chrétiennes Groupe Val-de-Marne

Dimanche 14 décembre 2014

Foi et Raison n’ont-elles rien à se dire ? (quoi de nouveau ?) Le découpage entre foi et raison est-il satisfaisant ?

La compétence de la raison lui confère-elle un magistère universel ? Est-il légitime de croire ce que l’on ne peut démontrer ?

Créteil

Dimanche 18 janvier 2015

Messianisme religieux, messianisme athée

A l’époque moderne, nombreux sont les hommes qui ont perdu la foi en Dieu, mais qui ont gardé paradoxalement une foi messianique intense dans un monde de perfection et d’harmonie. Un messianisme laïc qui a souvent conduit à des catastrophes historiques majeures. Que penser au XXIème siècle sur les visages pluriels d’une messianité déchiré entre religion et incroyance ?

Sucy en Brie

Dimanche 22 mars 2015

Le ou les Peuple (s) de Dieu ?

Entre juifs et chrétiens, l’appellation de ‘peuple de Dieu’ entretient pour le moins une ambigüité, voire dessine une ligne rouge. Quel sens pour chacune des communautés ? Dieu choisit un peuple et proclame en même temps son engagement universel pour toute l’humanité. Qu’est-ce que l’universalité dans la particularité plurielle du ‘ Peuple de Dieu’ ?

Sucy en Brie

Dimanche 7 juin 2015

Dieu est-il au milieu de nous ?

C’est de que proclame, chacune des deux Traditions juive et chrétienne. Selon la foi en la Providence de quelle présence s’agit-il ? Peut-on encore parler de la présence de Dieu dans la vie collective des peuples ou dans l’existence singulière de chacun ? N’est-elle que doute dans les temps de malheur et qu’illusion dans les temps d’euphorie ? Quelles sont les traces ou les empreintes de cette présence et quel est la part de l’homme dans la manifestation ou non de la ‘visibilité divine?

Talmud Thora Sucy en Brie

2 classes de Talmud Thora fonctionnent tous les Dimanches de 10h30 – 12h30

– Niveau débutant-Niveau Avancé

Dans le cadre agréable et convivial Enseignement intensif avec des méthodes pédagogiques dynamiques Pour les enfants de 6 à 14 ans

Lecture – Ecriture – Histoire

Rentrée Dimanche 7 septembre 2014 Sous la direction de Mme Léa Tapiero

ECJS- Beth-Hillel

Cour de la Recette

94370 Sucy en Brie

Ramener les juifs de France à la maison…

L’Alyah des juifs de France , en voici les chiffres :

– 2012: 1972 – 2013: 3348 soit 70% d’augmentation –  et en deux mois de 2014 : 717  soit un doublement par rapport à l’an dernier à la même date.

La  communauté juive de France est la plus importante d’ Europe :  on l’évalue à un peu moins de cinq cent mille personnes. Il faut donc relativiser : il n’y a pas d’exode massif s’agissant de 0,7% de la population concernée qui « monte »en Israël.

 

valls

Les déclarations de François Hollande, de son Premier ministre et de celles de ses ministres, surtout Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, chargé des cultes , sont toutes chaleureuses à l’égard des juifs de France. Mais il y a en France un désenchantement explicable : Ilan Halimi, la tuerie de Toulouse, Soral, Dieudonné,  » Juif, barre toi, la France n’est pas à toi », les dérapages verbaux à la radio, à la télévision , la campagne Boycott, Désinvestissement, Sanctions fournissant aux anti juifs le faux nez de  l’anti sionisme, les tags sur les tombes, les écoles, les synagogues, le porteur de kippa tabassé dans le RER sous le regard évasif des autres voyageurs, la lâcheté et la haine ….on ne va pas  faire l’inventaire, on pourrait en oublier …

Il y a un conflit au Moyen Orient qui est le seul à  polariser l’opinion mondiale. Les anglais ont une bonne formule pour en parler :  » nos Jews, no news », si on parle de juifs, ça intéresse.

Bien sûr il ne s’agit pas de la Syrie et ses 130.000 civils massacrés mais de l’impossible partage de la Palestine déjà partagée avec la création de la Jordanie et que les palestiniens ont toujours refusé de repartager avec les juifs. Un conflit territorial dont il existe 50 exemples dans le monde et mille dans l’Histoire, est importé en France par une large partie des six millions de musulmans de France, la totalité des anti juifs frétillant de l’aubaine.

Et  les juifs » heureux comme Dieu en France » se demandent s’ils ont un avenir ou s’ils doivent faire profil bas, ôter kippa, étourdir avant d’égorger, accueillir les terroristes libérés comme héros de guerre , montrer qu’ils sont pour la paix à tout prix, celui  de la sécurité d’Israël, raser les murs et fraterniser avec les casseurs de banlieue et les intellectuels perfides.

Chacun décidera pour lui même. C ‘est difficile de quitter la France , perfection hexagonale de l’Europe,  » tu m’as longtemps nourri du lait de ta mamelle  » et tant de regrets à évacuer .

André MAMOU La ministre israélienne de l’Intégration Sofa Landver a présenté mardi, lors d’une réunion au Parlement, un plan pour encourager l’immigration de juifs de France avec comme objectif de faire venir 15.000 personnes dans les trois ans à venir.

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Sofa Landver

« C’est la première fois que le gouvernement israélien présente un projet spécifique pour l’immigration des juifs de France », a précisé la ministre, qui a affirmé que « l’Etat d’Israël allait s’engager pour augmenter les chiffres de l’+aliyah+ (immigration) et aider à une meilleure intégration ».

Ce programme, doté d’un budget de 17,5 millions de shekels (3,8 millions d’euros), prévoit d’encourager les juifs de France à s’installer en Israël, à lever les obstacles administratifs pour faciliter leur intégration et permettre la reconnaissance en Israël de davantage de diplômes professionnels français.

Partenaire de ce plan, l’Agence juive, un organisme para-gouvernemental chargé de l’immigration, s’est engagée à dépêcher des délégués supplémentaires en France pour répondre aux demandes croissantes d’informations sur les possibilités de s’installer en Israël.

Selon les chiffres du ministère de l’Intégration, 3.348 Juifs de France ont immigré en Israël en 2013, une augmentation de 70% par rapport à 2012 avec 1.972 personnes.

« Nous avons déjà accueilli depuis le début de l’année 717 personnes de France, soit deux fois plus qu’en 2013 à la même date », a déclaré le directeur général du ministère Oded Forer.

M. Forer a expliqué vouloir faire venir 4.000 personnes en 2014, 5.000 en 2015 et 6.000 en 2016.

Selon lui, « la mauvaise situation économique en France, la montée de l’antisémitisme » et le fait qu’Israël soit « un pays attractif » sont les raisons pour lesquelles ce pays peut miser sur une augmentation du nombre d’immigrants juifs de France.

« Parmi les juifs qui ont un lien avec la communauté en France, un tiers a exprimé l’envie de s’installer en Israël à court ou moyen terme, soit près de 80.000 personnes, mais nous voulons toucher également l’ensemble des personnes susceptibles de recevoir la nationalité israélienne par la Loi du retour, soit 1,2 million de personnes », explique M. Forer.

Il faisait ainsi allusion non seulement aux personnes de confession juive, mais aussi à ceux ou celles qui a un parent ou un conjoint juif, ce qui permet d’obtenir la nationalité israélienne.

« Il y a une opportunité qu’on ne peut pas rater et le ministère (de l’Intégration) a décidé de s’investir pour ramener les juifs de France à la maison », a affirmé Sofa Landver..

Source : Tribune Juive.info, AFP

Merci de votre présence au centre Beth-Hillel de Sucy pour la Hilloula de Rabbi Chimon Bar Yo’haï …

Rabbi Shimon Bar Yoraï

Chers Amis,

Merci beaucoup à tous ceux qui ont participés à la Hiloula de Rabbi Chimon Bar Yo’haï, l’ambiance était chaleureuse et familiale autour du buffet dinatoire et nous avons passé ensemble, un excellent moment.

Les grandes bougies à cette occasion étaient magnifiques, un grand bravo à notre généreux donateur qui les a fournies.

Merci encore et à bientôt pour d’autres rencontres aussi sympathiques 🙂 !!

Kol Touv.

 

« J’avais une kippa sur la tête »…

Le jeune juif agressé dans le RER A a répondu à une interview sur RMC,

au micro de Jean-Jacques Bourdin.

kippa

Extrait : « Ce n’est pas compliqué: j’avais une kippa sur la tête. Quatre individus, des blédards, sont rentrés dans la plateforme où j’étais assis. L’un a commencé à faire une prière en arabe, levant les mains au ciel. Ils me regardaient, et j’entendait: « lihoud, lihoud » (juif, juif), ce que je comprenais puisque étant jeune et habitant la banlieue, j’ai souvent entendu ce genre d’insulte.  Il s’en est suivi une quenelle. Et j’ai répondu par un bras d’honneur à sa quenelle, parce que j’en ai marre de devoir à chaque fois pas répondre aux provocations.  Ce monsieur n’a pas aimé ma réponse. Il m’a menacé en montrant ses poings.

Avec ses camarades, ils étaient 4, ils m’ont menacé. Un m’a tiré le bras, l’autre la gorge. J’ai essayé de me défendre. J’ai pris des coups de poing dans la figure, partout, j’étais assommé. Mes lunettes ont voltigé.

Ce qui m’a le plus frappé, c’est l’indifférence des gens dans le wagon. Personne bougeait. Il y en a un qui au début a essayé, mais il a ensuite reculé. Il a peut-être eu peur finalement. Et le plus drôle c’est que, à la fin, j’arrive à Châtelet, j’entends les insultes… et l’un d’eux me dit: « de toutes façons, toi t’es juifs. T’as pas de pays. T’as pas de patrie. » Je lui répond: « t’es quoi toi ? » Il me dit: « je suis Algérien. » Alors, quand je lui dit: « ben retourne dans ton pays, vous nous pourrissez la vie ici,  il y a un bobo qui n’a pas bronché pendant toute l’agression qui a commencé à faire la morale: « oh non, tout le monde est français ici… » Je trouvais ça assez drôle. Il n’a pas bougé et il donne la morale… »…

Plus que jamais informons nos enfants et nos amis, et soyons vigilants…

La circoncision, rituel barbare ou baromètre de la liberté ?

Selon le tribunal de Cologne, la circoncision serait « contraire à l’intérêt de l’enfant qui doit décider plus tard par lui-même de son appartenance religieuse ». Ce qui est assez réjouissant à entendre venant d’un pays où l’enseignement religieux, principalement organisé par les Eglises catholique et protestante, est généralisé dans les écoles.

A ce train-là, on peut se demander si l’instruction religieuse n’est pas un abus de pouvoir de la part des parents allemands. De même que le consentement parental à une opération non vitale, disons, l’ablation des végétations adénoïdes, ou simplement les vaccinations diverses (qui ne sont pas sans risques), les yoyos dans les oreilles (heureusement passés de mode), les appareils dentaires (que les enfants détestent), la rééducation oculaire, la psychothérapie, l’apprentissage de la lecture et du calcul mental. Et pourquoi pas une intervention dans le cas d’un phimosis et d’un paraphimosis (10 hommes sur 1000). Ces actes devraient-ils exiger aussi d’avoir le consentement des chères têtes blondes et brunes ?

Toutefois, la circoncision serait-elle un rituel barbare ? Les ignares comparent souvent la circoncision à l’excision, alors que les deux actes n’ont rien à voir dans la pratique, dans les motivations et dans les effets. Et ces ignares oublient un peu vite que c’est bien la circoncision de Jésus qu’ils fêtent le 1er janvier avec champagne et mirlitons – précisément huit jours après sa naissance, le 25 décembre. Ce sont d’ailleurs les périodes les plus sombres de l’histoire qui ont été marquées par la répression et l’interdiction de cette pratique religieuse. Or, la barbarie n’est pas d’effectuer la circoncision, mais de l’interdire. La circoncision est un baromètre de la liberté religieuse. L’an dernier, en Californie, la lutte contre la circoncision a débouché sur une vague d’antisémitisme parfaitement nauséabond. Comme s’il fallait une confirmation à cette règle ancestrale, celle-ci s’est illustrée par la publication d’une BD totalement abjecte « Foreskin Man ». Extrait ci dessous :

Extrait de "Foreskin Man"

En fait, c’est la lutte contre la circoncision qui est criminelle dans le contexte actuel, sachant que toutes les études effectuées par l’OMS et l’Onusida s’accordent à dire que, associée à l’usage du préservatif, l’ablation du prépuce réduit de 60% les risques de contamination par le VIH et autres MST.

Reste la question ultime, la quintessence du problème, la vraie pomme de discorde : qui, du circoncis ou du non circoncis, ressent le plus de plaisir ? En fait, nul ne peut répondre à cette question tant les témoins ont un point de vue idéologique tranché. Chacun en l’occurrence est juge et partie. Les sondages sur la sexualité sont une vraie leçon d’humilité puisque, finalement, tout le monde ment, simule, exagère. Vue l’abondance – et la complaisance – des témoignages, on peut supposer que les deux groupes arrivent au coude-à-coude. La question n’a pas fini de déchaîner les passions tant elle est liée aux fantasmes sexuels des uns et des autres.

Cet article initialement publié en juillet 2012, est plus que jamais d’actualité, y compris pour les musulmans qui sont visés tout autant, puisque Isaac et Ismaël étaient tous deux fils d’Abraham !!!

Edith Ochs – www.huffingtonpost.fr Souce : Tribune juive.info

 

Quelques photos de notre grande fête de Pourim et du Michté le 16 mars 2014

Nous étions plus d’une centaine réunis en famille pour cette belle fête de Pourim organisée par notre communauté Beth-Hillel autour d’un grand Michté très joyeux et convivial.

Enfants et parents, petits et grands ont rivalisé d’originalité à travers de nombreux déguisements tous aussi drôles et parfois surprenants…!!!

La bonne humeur, la joie de la fête de Pourim étaient au rendez vous dans la salle de la Maison des Familles de Sucy en Brie, y compris dans le partage autre symbole de cette belle fête, avec la participation joyeuse de notre Maire Marie-Carole Ciuntu et sa proche équipe. Bravo à tous, l’ensemble du Conseil d’Administration vous remercie chaleuresement d’avoir mis une Super Ambiance et de vous être si bien amusés au rytme de l’orchestre de Gilles Haddad et autour du bon repas réalisé par le Traiteur Sam Botbol.

Il est temps maintenant de profiter des quelques photos, n’hésitez pas à nous en envoyer d’autres nous les mettrons en ligne. Hag Saméah, Pourim Saméah.

Kol Touv,

Danemark : Interdiction de l’abattage rituel ?

Le ministre de l’Agriculture danois Dan Jorgensen a annoncé l’interdiction de tout abattage rituel dans son pays.

Annoncé la semaine dernière, l’interdiction de la pratique de l’abattage rituel au Danemark est entrée en vigueur dès cette semaine. La raison de cette prohibition a été donnée par le ministre lui même : « Les droits des animaux passent avant les droits religieux. Je suis favorable à l’abattage rituel, a-t-il poursuivi mais il doit être fait de manière à ne pas causer de souffrance à l’animal. Et ceci ne peut se faire que par l’étourdissement préalable ». Ce qui, bien sûr, n’est pas conforme à la loi juive.
   Concrètement, cette interdiction ne va pas vraiment perturber la vie juive locale puisqu’il n’existe pas d’abattoirs où pratiquer la shehita au Danemark. Et que quasiment toute la viande cachère consommée par la petite communauté juive du pays (6000 personnes en tout) est importée. Malgré cela, les membres de ladite communauté ont, si l’on en croit la presse, inondé les ministères de protestations.
   Mais, si rien ne va changer sur le terrain, la décision danoise a une portée symbolique non négligeable au moment où d’autres pays européens s’interrogent sur l’adoption d’une interdiction similaire ou sa continuation comme en Pologne. Ceci explique, entre autres, le ton adopté face à une telle décision.
   « Cette attaque sur la pratique religieuse juive de base au Danemark met en question la poursuite d’une vie communautaire dans le pays et fait suite aux attaques continuelles contre la circoncision », a déclaré le Président du Congrès Juif Européen, Moshe Kantor… Nous lançons un appel urgent au gouvernement danois pour qu’il rencontre des représentants de la communauté et du Congrès Juif Européen afin que nous puissions présenter équitablement notre plaidoyer pour la continuation de la shehita sur des bases légales, morales et de bien être des animaux », a encore dit le même.
   De son côté, après avoir rappelé que la shehita était la seule manière d’empêcher la souffrance animale, le Grand Rabbin (ashkénaze) d’Israël, Rav David Lau a précisé : « Je vais parler à l’ambassadeur du Danemark en Israël et à d’autres officiels danois et si une telle décision a été prise, nous demanderons qu’elle soit abolie ».
Source : ActuJ.com

Cancer du sein : une technologie israélienne pour mieux dépister la maladie

Fondée en 2006, la société israélienne Real Imaging a développé une solution d’imagerie complète destinée à la détection du cancer du sein.

Extrêmement précise, la technologie RUTH diminue considérablement les risques de diagnostics erronés, pour les femmes de tous les âges.realimaging-350x350

Malgré les avancées de la recherche, le cancer du sein reste la première cause de décès chez la femme par cancer, avec un risque qui augmente significativement entre 30 et 60 ans. La nouvelle technique de mammographie de Real Imaging permet d’observer les tissus mammaires en 3D et d’améliorer de ce fait l’efficacité du dépistage et la vitesse de prise en charge des patientes.

Le système propose une analyse d’images détaillées des seins, comprenant une imagerie en 3D mais également un balayage infrarouge permettant de combler les lacunes d’une mammographie traditionnelle en 2D.

Boaz Arnon, fondateur de Real Imaging, a pensé cette technologie après avoir perdu sa mère décédée d’un cancer du sein en 2004.

« Les machines sont sensibles à la forme et la composition de la poitrine, » a déclaré le PDG de Real Imaging Maiki Yoeli. Ce à quoi il ajoute : « Nous fournissons un outil qui apporte les preuves les plus fiable de l’existence d’une tumeur chez la femme ».realimaging 2

La société Real Imaging vient de lever plusieurs millions de dollars de la part de China Everbright Investment Management Ltd, qui réalise ainsi son premier investissement majeur dans une société israélienne.

« En Chine, il n’y a pas d’experts ni de techniciens en mammographie, et beaucoup des femmes ont un tissu mammaire dense, ce qui favorise l’apparition du cancer plus tôt que la moyenne.  Le produit RUTH y est donc particulièrement utile en tant que scanner initial »; explique David Izhaky, le vice-président de la Recherche et Développement de Real Imaging.

En outre, Real Imaging s’apprête à obtenir le marquage CE (« conformité européenne ») pour son dispositif de diagnostic RUTH.

Souce : Tribune juive.info

Il y a quelques années…

Il y a quelques années encore, je sortais dans la rue avec une étoile de David autour du cou.


Il y a quelques années encore, je n’avais pas peur d’emmener mes enfants à l’école.


Il y a quelques années, il était possible d’enseigner la Shoah dans tous les collèges et les lycées.


J’osais aborder le thème d’Israël avec mes amis non-juifs.

Il y a quelques années, j’ai donné à ma fille un prénom français.


Je l’ai inscrite à l’école publique, sans penser qu’un jour je devrais l’en retirer par peur qu’on ne la frappe parce qu’elle était juive.


Je ne voyais pas apparaître des caricatures dignes des années Trente sur Internet.


Je ne trouvais pas non plus quantité de sites répertoriant les noms des personnalités juives en France.


Je ne rencontrais pas sur Google, You Tube ou Facebook des propos antisémites.


Et dans le bar d’un grand hôtel, je n’avais pas entendu les délires d’un vieux fou, qui n’était ni vieux ni fou.

 

Il y a quelques années, je lisais les journaux.

Je regardais les nouvelles à la télé.


Pour moi, la Shoah était incompréhensible.

Je me disais : plus jamais ça !
Et surtout, je me demandais : pourquoi les Juifs ne sont-ils pas partis à temps d’Allemagne, alors que tant de signes inquiétants auraient dû les alerter ?

 

Il y a quelques années, je ne me savais pas en exil sur ma terre natale.
La France était mon pays, ma culture, ma façon d’être et de penser.


Je pensais que nos dirigeants nous protégeaient.

 

Il y a quelques années, je partais en vacances dans les pays arabes. J’aimais aller sur la trace de mes ancêtres, les Sépharades.

 

Ceux qui furent massacrés à Grenade en 1066 par une foule qui haïssait les Juifs qui, disaient-ils, étaient riches et puissants.

 

Ceux qui, victimes de l’Inquisition, furent obligés de se cacher ou de partir.


Il y a quelques années, je ne pensais pas devenir marrane.

 

Il y a quelques années encore, je ne pensais pas entendre scander des slogans anti-juifs dans la rue.

 

Il y a quelques années, j’avais foi dans l’homme.

 

Il y a quelques années, Ilan n’était pas mort.

 

Myriam, Gabriel, Arié et Jonathan étaient encore en vie.

 

Il y a quelques années, il était encore possible d’être juif en France.

 

Par Eliette Abécassis